Sur les rives du lac de Genval, la Brasserie du Lac fait partie de ces adresses qu’on ne découvre pas: on les reconnaît. On y a vu passer les saisons, les générations… et les chefs. Aux fourneaux, la maison a accueilli au fil des ans plusieurs cuisiniers de talent, parfois étoilés. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare d’en croiser à table le dimanche, en famille. Non pas que l’on vise ici la très haute gastronomie, mais parce qu’on y défend, avec constance, une belle cuisine de brasserie, doublée d’un banc d’écailler digne de ce nom.

Aux commandes, Michel Grenier. Plusieurs décennies d’expérience, des brasseries à succès au compteur, et surtout une envie intacte d’évoluer. Sa cuisine donne le tempo d’une carte rassurante, construite autour des grands classiques, ponctuée de touches nouvelles, de suggestions saisonnières, de produits de terroir et, parfois, d’une pointe d’exotisme bien dosée. Ici, la tradition ne se fige jamais.

Le cadre participe pleinement à l’expérience. Une élégante maison au bord de l’eau, baignée de lumière, avec une vaste terrasse couverte et chauffée pour profiter, selon l’humeur, du spectacle du banc d’écailler… ou du lac et de son jet majestueux. En salle comme en terrasse, une brigade en tenue de brasserie chic accueille, sept jours sur sept, une clientèle fidèle et variée: promeneurs après le tour du lac, couples et familles à célébrer, professionnels en quête d’un cadre efficace et agréable.

À emporter ou à savourer sur place, le banc d’écailler suit le rythme des marées qui alimentent, plusieurs fois par semaine, le lit de glace pilée. Huîtres de Zélande, de Normandie, de Bretagne ou de l’étang de Thau, homards, langoustines, bulots, bigorneaux, tourteaux et autres coquillages s’y côtoient. Les plateaux — souvent choisis par les habitués en entrée comme en plat — font partie de l’ADN de la maison.

Pour suivre, la carte déroule un éventail généreux de classiques: cœur de cabillaud, sole meunière, américain frites, rognons à la dijonnaise, belle pièce de bœuf du moment. Les sauces sont faites maison, tout comme les pâtisseries et les glaces, qui comptent, elles aussi, leur lot d’aficionados.

En cave, Chablis et Sancerre croisent quelques Bordeaux à prix maîtrisés, avec une ouverture vers les vins bio pour accompagner aussi bien les produits de la mer que les plats plus terriens.

À la Brasserie du Lac, on ne cherche pas l’effet. On cultive la régularité, le confort, le plaisir du bien fait. Une adresse de confiance, vivante, qui traverse les années sans perdre son âme.

Réservation vivement conseillée, aux beaux jours comme par temps moins clément.

LD · Eating · mai 2026