
Les Potes au Feu fermeront leurs portes le 18 décembre prochain. C’est par une chouette vidéo diffusée sur leurs réseaux que Damien Gorjanec et François Schepens en ont fait l’annonce.
Pas de dispute, pas de crise, pas de grand fracas ; simplement la fin d’un parcours entre deux hommes qui, pendant des années, ont fait vivre ensemble une adresse devenue familière dans le paysage namurois.
Les Potes au Feu, c’était avant tout une histoire de complicité, de travail et de cuisine. Une maison qui avait trouvé son ton, son public, sa manière de recevoir, une adresse où l’on venait manger, évidemment, mais aussi retrouver une atmosphère, des visages, une certaine idée de la convivialité. Et puis les histoires, même les belles, ont parfois une fin.
Celle-ci ne s’écrit ni dans l’amertume ni dans le regret : elle se termine simplement parce que deux chemins, après avoir longtemps avancé dans la même direction, ont aujourd’hui envie de prendre des routes différentes.
Et je dois avouer avoir parfois un peu de mal (juste un peu…) avec la manière dont certains grands médias racontent aujourd’hui les fermetures dans l’Horeca belge. Comme si tout devait forcément être placé dans le même sac : crise, explosion des coûts, manque de personnel, difficultés économiques. Comme si chaque porte qui se ferme devait forcément être la conséquence d’un secteur à bout de souffle. La réalité est évidemment beaucoup plus nuancée : derrière chaque restaurant, il y a des hommes, des femmes, des histoires, des choix, des envies, et parfois simplement la volonté de passer à autre chose.
Fermer n’est pas nécessairement échouer. Parfois, c’est simplement décider que l’histoire peut s’arrêter là, sans qu’il soit nécessaire de lui inventer un drame. Et chaque situation, comme chaque vie, est à mes yeux unique. Méritant et la nuance et le respect.
Le 18 décembre, Les Potes au Feu tireront donc leur dernière carte, pas de rideau qui tombe dans le fracas, juste une porte qui se referme doucement sur une histoire.
Les Potes au Feu – Avenue de la Plante, 4 à Namur
Le lien vers la choutette vidéo est ici.
LD