Tendance : le food swapping, vous connaissez ?

21 décembre 2015

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Ce week-end, vous avez reçu toute la famille à dîner et avez mis les petits plats dans les grands. Résultat : il vous reste pas mal de salade, de viande et de gâteaux que vous n’avez pas vraiment envie manger tout au long de la semaine. Pour ne pas gaspiller tous ces petits plats faits maison, pourquoi ne pas échanger vos restes avec ceux de vos voisins ? Tel est le principe du food swapping, autrement dit le troc alimentaire. Cette tendance née aux Etats-Unis en 2008 fait aujourd’hui fureur au Royaume-Uni et gagne peu à peu le reste de l’Europe.

LE FOOD SWAPPING POUR LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE

Si l’échange de produits bruts entre voisins existe depuis des décennies – mes pommes de terre contre tes œufs – et que plusieurs sites de vente de plats faits maison émergent sur la toile, aucune plateforme en France ne permettait jusqu’alors d’organiser ces trocs de plats cuisinés. Partant de ce constat, Julie et Mathilde, deux étudiantes à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Toulouse, ont imaginé le site Food Swap’ers. Sur cette page, les habitants de la région Midi-Pyrénées peuvent troquer leurs restes alimentaires, ont accès à un partage de recettes, des organisations d’événéments ou des articles liés au développement durable et au gaspillage alimentaire.

« 50% des consommateurs français ont eu une pratique de consommation collaborative en 2014, constatent les jeunes femmes dans une interviewée accordée à Côté Toulouse. Par ailleurs, huit Français sur dix estiment que le « vivre ensemble » est fragilisé dans notre société. Le renforcement des liens sociaux est donc une attente forte. »

Reste maintenant aux deux jeunes filles, aidées dans leur démarche par trois jeunes hommes de leur école, à développer le concept et faire grandir la communauté des food swappers. « Pour l’instant, nous restons sur la Région Midi-Pyrénées, dont nous connaissons bien les produits mais si les gens adhèrent, nous espérons toucher tout le territoire. »

À terme, une application mobile pourrait également voir le jour, « un peu comme un Tinder de la cuisine, avec des échanges de recettes et la possibilité de dissocier, en un mouvement de pouce, les recettes que l’on aime de celles que l’on n’aime pas », envisagent les étudiantes.

Bientôt en Belgique ?