Le Petit Prince de Ligne
À quelques minutes du centre d’Ath, Le Petit Prince de Ligne incarne un rêve devenu maison. Celui d’Edwin Avaert, patiemment construit aux côtés de Livia Avaert. Ensemble, ils invitent à découvrir une bistronomie en mouvement, inventive sans excès, lisible sans simplification, raffinée sans rigidité.
Lorsque l’adresse ouvre en 2015, Edwin n’a que 25 ans. L’histoire débute comme une brasserie gourmande avant de s’affiner, année après année, vers une cuisine plus personnelle, plus précise, capable aujourd’hui de séduire les palais les plus exigeants sans jamais perdre sa générosité.
Le lieu a suivi cette évolution. Aujourd’hui, la maison se présente dans un décor chic et cosy, pensé comme un écrin accueillant. On s’y installe avec la même évidence pour un dîner à deux que pour une table entre amis. En salle, Livia donne le ton, entre élégance naturelle et attention sincère, désormais accompagnée par Pierre Moury, jeune sommelier déjà très affirmé, dont la lecture du vin apporte une dimension supplémentaire à l’expérience.
En cuisine, Edwin avance avec curiosité. Les saisons dictent le tempo, les producteurs nourrissent l’inspiration, et chaque carte devient un terrain d’expression. Une cuisine vivante, ancrée, qui cherche toujours l’équilibre entre gourmandise et précision.
Le menu en est une illustration éloquente. Les Asperges blanches rôties, accompagnées d’un crumble de pain, d’un œuf mollet, de lard croustillant et d’une crème légère fumée, ouvrent avec douceur. Le Ceviche de dorade, verveine, petits pois glacés et vinaigrette pimentée apporte fraîcheur et tension. Le Veau en fines tranches, asperges vertes, câpres et mayonnaise à la réduction de veau prolonge cette lecture du produit avec netteté.
Puis viennent des compositions plus affirmées : Raviole ouverte à la langoustine snackée, fromage frais et jus monté ; Épaule d’agneau de lait braisée, légumes primeurs, chorizo et ail des ours ; Barbue, œufs de hareng, courgettes et risotto de blé aux coquillages ; ou encore la Lotte rôtie lardée et la volaille fermière farcie, jus réduit et asperges vertes.
Le chariot de fromages prolonge le moment avec générosité, avant un dessert autour de la Rhubarbe, de la fraise et de la vanille, tout en fraîcheur, ou une Dame blanche maison, classique et parfaitement exécutée.
Dix ans après ses débuts, Le Petit Prince de Ligne s’impose comme une maison solide, fidèle à sa vision : une cuisine sincère, en constante évolution, portée par le goût et le plaisir — désormais enrichie par une approche du vin précise, sensible et prometteuse.
Plus qu’un restaurant, une expérience bistronomique où chaque détail — de l’assiette au service — construit une promesse simple : celle d’un moment juste, et l’envie d’y revenir.
LD · Eating · mai 2026
eating aime
Les infos
- 07.10.2026 Horeca : arrêtons de tout mettre dans le même sac
- 06.10.2026 Le Hainaut, première province viticole de Belgique, lance son concours des vins
- 05.10.2026 La Table de Maxime tournera la page mars 2027
- 05.10.2026 Bruxelles / L’Écailler du Palais Royal ferme ses portes
- 05.10.2026 Bénédicte Herlinvaux sacrée ‘Première Fromagère de Belgique’
- 03.10.2026 «Le vin a besoin de conditions constantes pour bien vieillir» : les astuces d’un grand sommelier pour bien conserver ses bouteilles
- 02.10.2026 Tout commence par la Terre
- 01.10.2026 La Maison Delahaut vous ouvre ses portes, une journée au coeur du café
Les plus lus
- Guide Michelin Belgique et Luxembourg 2026 : Qui sont les nouveaux restaurants étoilés ? 04.05.2026
- Les nouveaux Bib Gourmands Michelin sont connus 27.04.2026
- Brad Pitt à Bruxelles : pizza, bière sans tapis rouge 07.04.2026
- Un vin à 800.000 dollars : à boire… ou à regarder vieillir 03.04.2026
- « Les noms d’inspecteurs Michelin anonymes circulent parmi les restaurants » 10.04.2026













































