Depuis ce dimanche et jusqu’au 17 octobre, la capitale portugaise accueille le championnat du monde des sommeliers. Parmi les candidats, Elizio Masson, sommelier du Hof van Cleve, meilleur sommelier de Belgique en titre.

Quand on parle du plus prestigieux concours de la sommellerie, la Belgique n’est jamais tout à fait une étrangère. C’est à Bruxelles, en 1969, que s’est tenu le tout premier championnat du monde, l’année même de la naissance de l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI), à Reims. Plus d’un demi-siècle plus tard, la 18e édition s’installe à Lisbonne, du 11 au 17 octobre, avec un candidat belge de 21 ans à peine, déjà sacré dans son pays : Elizio Masson.
Une semaine, quatre épreuves, une finale
Organisé par l’ASI et accueilli par l’Association des sommeliers du Portugal, le concours rassemble des représentants d’environ 70 pays, dont plusieurs pour la première fois : l’Inde, le Kenya, le Liban et la Moldavie. Les candidats sont jugés sur la théorie, la dégustation à l’aveugle, l’accord mets et vins et le service en situation réelle. Les quarts de finale se jouent les 12 et 13 octobre, les demi-finales le 15. La finale, publique, aura lieu le 16 octobre, de 14h30 à 17h30, au Coliseu dos Recreios, et sera diffusée en direct sur la chaîne YouTube de l’ASI. Le Letton Raimonds Tomsons, vainqueur à Paris en 2023, y remettra son titre.
Elizio Masson, la fraîcheur et l’ambition
À 22 ans, ce natif de Poperinge, en Flandre-Occidentale, a décroché en octobre 2025 le titre de meilleur sommelier de Belgique. Passé par l’école hôtelière Ter Duinen, à Koksijde, il travaille au Hof van Cleve, à Kruisem, l’une des tables mythiques du pays : l’ancien trois-étoiles de Peter Goossens, aujourd’hui doublement étoilé sous la direction de Floris Van Der Veken depuis début 2024. Son nom est lié à cette maison depuis l’âge de 19 ans.
Pour conquérir sa couronne belge, il a dû enchaîner épreuves écrites et pratiques, dont une dégustation à l’aveugle, avant de se hisser en finale parmi les trois meilleurs. « C’est une belle reconnaissance, un rêve qui se réalise », confiait-il alors, en voyant déjà plus loin : cette victoire était, disait-il, une bonne préparation pour Lisbonne.
Un pari de jeunesse sur la scène mondiale
Le championnat du monde est le moment où se révèlent les nerfs, la mémoire et la finesse d’un palais. À 22 ans, Elizio Masson arrive sans pression apparente, avec cette énergie qui fait parfois la différence face à des candidats plus expérimentés. Quelle que soit l’issue, sa présence est déjà une belle histoire pour le vin belge et pour une génération qui monte.
Rendez-vous le 17 octobre pour la finale.
LD
Image : Instagram Elizio Masson