À 29 ans, le Norvégien Nikolai Haram Svorte vient de décrocher le titre de Meilleur Sommelier du Monde. Au terme d’une finale particulièrement disputée, organisée au théâtre Coliseu dos Recreios de Lisbonne, il s’impose dès sa première participation à ce concours de référence, devançant la Française Pascaline Lepeltier et le Japonais Wataru Iwata.

L’émotion était à la hauteur de l’enjeu lorsque le verdict est tombé dans la capitale portugaise. Face à deux adversaires de très haut niveau, Nikolai Haram Svorte a su faire la différence au terme d’une succession d’épreuves qui ont mis à l’épreuve toutes les facettes du métier de sommelier. Une victoire d’autant plus remarquable qu’il devient, à seulement 29 ans, le plus jeune lauréat de cette édition.
La finale a offert un spectacle à la mesure de l’exigence du concours organisé par l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI). Dégustations à l’aveugle, connaissances théoriques, précision du service, maîtrise des accords et capacité à réagir sous pression : les trois finalistes ont dû mobiliser une palette de compétences particulièrement large. Ils ont notamment été invités à corriger la mise en place de leur commis, à identifier quatre vins à l’aveugle et à répondre à un quiz consacré aux vins liquoreux.
Les épreuves se sont ensuite poursuivies autour des apéritifs et du saké, avant un exercice de décantation et de service d’un porto Graham’s Vintage 2003, accompagné d’une proposition d’accord. Autre défi de taille : sélectionner cinq vins effervescents issus de cinq pays différents pour accompagner un menu particulièrement complexe. Autant de situations où la connaissance ne suffit pas. Il faut aussi du discernement, de la précision, de l’intuition et une maîtrise absolue du geste.
Nikolai Haram Svorte succède au Letton Raimonds Tomsons, sacré en 2022, et inscrit son nom au palmarès de ce concours mondial, dont il devient le 18e lauréat.
La Française Pascaline Lepeltier, qui avait terminé quatrième lors de la précédente édition, signe cette fois une remarquable deuxième place. Brillante lors des demi-finales comme en finale, elle échoue aux portes du titre, au terme d’un parcours qui confirme sa place parmi les grandes figures internationales de la sommellerie. Le Japonais Wataru Iwata complète le podium après avoir lui aussi atteint la dernière étape de la compétition.
Si le titre échappe une nouvelle fois à une candidate féminine, cette finale aura surtout mis en lumière le niveau d’excellence atteint par les trois sommeliers. À Lisbonne, la victoire de Nikolai Haram Svorte récompense une maîtrise technique, une culture du vin et une capacité à tenir sous pression qui font toute la singularité de ce métier.
La Rédac