La brasserie familiale de Philippe Niels n’est pas officiellement à vendre. Mais ses propriétaires se disent prêts à écouter une offre sérieuse, pour le fonds de commerce comme pour les murs.

C’est une adresse que bien des Bruxellois connaissent : le Canterbury, brasserie installée depuis 1993 le long des étangs d’Ixelles, pourrait changer de propriétaires. Selon La Libre, qui révèle l’information ce jeudi, la famille qui la tient est prête à remettre le fonds de commerce et à vendre le bâtiment, dont elle est propriétaire.
La vente se prépare pourtant à bas bruit. « Le restaurant n’est pas à vendre, mais si jamais un amateur nous fait une bonne proposition, c’est à vendre… Nous ne sommes pas pressés et nous ne faisons pas de publicité », glisse Philippe Niels, qui maîtrise l’art de la litote. Le dossier est donc « off market » : aucune annonce, aucune démarche publique, seulement une porte entrouverte.
À la tête de l’établissement avec ses deux enfants, Sarah et Louis, Philippe Niels se dit « ouvert aux propositions ». Petit-fils de l’inventeur du « filet américain », il incarne une longue tradition de la table bruxelloise, dont le Canterbury est l’un des visages.
Reste à savoir qui sera l’amateur, et dans quel esprit il reprendrait une maison dont l’emplacement, face à l’eau, fait l’un des atouts majeurs. Pour l’heure, la brasserie poursuit son activité.
LD