Une erreur d’étiquetage transforme quatre caisses de grand cru en affaire inespérée

18 mars 2026

En France, dans les Hauts-de-Seine, une simple course au supermarché s’est transformée en véritable coup de chance pour une cliente.

Emma, une jeune habitante de la région, repère avec une amie plusieurs caisses de vin rouge affichées à 21,76 € l’unité. Intriguées par ce prix particulièrement attractif, elles décident d’en acheter quatre. Au total : 87,04 € pour 24 bouteilles d’un vin pourtant loin d’être ordinaire, puisqu’il s’agit du Château Olivier, un grand cru classé de Graves en appellation Pessac-Léognan.

Ce qu’elles ignorent alors, c’est qu’il s’agit d’une erreur d’étiquetage. Le prix affiché correspond en réalité à celui… d’une seule bouteille. En temps normal, une caisse de six bouteilles se vend environ 126 €, ce qui aurait porté la facture à plus de 500 €.

Au moment du passage en caisse automatique, rien ne vient corriger l’erreur : le prix affiché est bien celui facturé. L’achat est validé sans encombre.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Deux jours plus tard, le directeur du magasin contacte la cliente, ayant entre-temps constaté la méprise. Il lui demande de régler la différence. Refus d’Emma, qui s’appuie sur le prix affiché lors de l’achat. L’affaire prend alors une tournure plus sérieuse, jusqu’au dépôt d’une plainte.

Finalement, celle-ci sera classée sans suite. La cliente avait pris soin de photographier l’étiquette en rayon, preuve à l’appui. Et la loi est claire : en cas d’erreur d’affichage favorable au consommateur, celui-ci peut payer le prix indiqué, sauf si l’erreur est manifestement évidente.

Le supermarché a donc dû assumer sa faute.

Ce type d’incident reste rare, mais pas inédit. En décembre dernier, un magasin Lidl de l’Hérault France) avait, lui aussi, fait parler de lui en proposant par erreur des bouteilles à… un centime d’euro, déclenchant au passage la colère de plusieurs producteurs.

Comme quoi, parfois, une simple étiquette peut transformer une course banale en très belle affaire.

La Rédac