Les tomates crevettes
Le goût des Belges
© Sven Laurent
S’il est bien un plat qu’aucun Belge n’a l’occasion de vraiment détester, c’est bien celui-ci. La tomate des Pays-Bas, avec des crevettes grises des Pays-Bas, de la mayonnaise industrielle qui appartient à des Néerlandais, de la salade lavée et prédécoupée française, voilà notre plat national. Peuple étrange que nous sommes quand même parfois. Mais en fait, la nationalité du produit importe peu à ceux qui l’aiment. Ce qui compte, c’est la subtile association entre les composants de la chose. Le fruité de la tomate, la douceur vinaigrée de la mayo et le côté doucement épicé de la crevette. Tout le reste n’est que frioritures vicieuses. Sauf les frites, bien sûr. Une tomate crevettes sans frites, c’est comme une digue sans mouettes, un cuistax de moins de trois cents kilos, un cerf-volant qui vole, une semaine sans pluie sur la digue, une triple Westmalle sans cacahuètes. Ca n’existe pas. Ou alors, c’est parce que c’est une tomate crevettes de régime. Mais ça, c’est pour les malades.
Une petite recette, y a que ça de vrai !
- 500 g de crevettes grises non épluchées
- 2 tomates
- 1 cœur de laitue
- 2 c. Ã soupe de mayonnaise
- Retirer le pédoncule des tomates. Les plonger brièvement dans l’eau bouillante, puis les plonger dans l’eau froide pour les peler délicatement. Cette opération se nomme émondage, comme pour les amandes
- Etêter chaque tomate et les évider avec une cuillère à café
- Saupoudrer légèrement l’intérieur de sel, les retourner sur une grille et laisser dégorger la veille
- Nettoyer, laver et essorer la laitue avant de la détailler en lanières
- Eplucher les crevettes et en conserver quelques-unes pour la garniture
- Garnir les tomates de crevettes et replacer leur chapeau
- Répartir les lanières de laitue sur des assiettes fraîches
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Poser la tomate crevettes au centre des assiettes
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Garnir d’un brin de persil et de quelques crevettes
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Accompagner de mayonnaise





