Les boulettes sauce tomate
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Connaissez-vous la différence entre le haché et le hachis ? Non, eh bien reportez-vous au chapitre sur le pain de viande et tant que vous y êtes lisez les lignes sur la confection manuelle car la base est la même. La boulette se roule aussi à la main, le risque d’y perdre son alliance étant bien moindre car la chose est plus menue.
Puisqu’on parle de taille, je n’ai pas connaissance d’une boulette-étalon et il est d’usage de rouler les boulettes comme on les aime, l’arithmétique nous permettant simplement de dire que pour une quantité donnée de viande, plus les boulettes sont petites et plus on en aura et inversément.
Les boulettes sauce tomate quoique classées en général (quand elles s’y trouvent) sur les sites de recettes à préparation : facile et coût : peu onéreux, sont un plat tout-à -fait savoureux surtout quand elles sont préparées avec amour. Mais ça, ce n’est pas l’apanage des boulettes ! Quand elles sont préparées avec une tendresse non dénuée de dextérité et roulées dans la chapelure par la petite main malhabile d’un nain juché sur une chaise à côté de vous, cette main qui par la suite fera des taches de graisse sur votre robe, elles ont un goût inimitable. Pour la sauce tomate, faites-la maison, c’est tellement meilleur que les sauces en boîtes. Laissez mijoter à feu doux le temps des devoirs et normalement le timing sera respecté. Servez avec de la purée écrasée à la main et montée au beurre frais.
C’est sur cette imprégnation précoce que comptent toutes les cantines du pays. Dès son plus jeune âge, le petit Belge développe une capacité d’attachement aux boulettes sauce tomate qui garantit une fidélité à toute épreuve. Et toutes les études s’accordent pour dire qu’avec les poireaux et les salsifis, les résultats sont nettement moins bons.





