Le Chokotoff
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Vous souvenez-vous de la publicité ? La nana sur son transat qui suce voluptueusement un chokotoff en se laissant envahir par le bonheur.
Pour elle, le temps est bloqué. D’ailleurs, quand elle retire ses lunettes au terme de son bonbon, elle a des traces de bronzage terribles sur le visage. Côte d’Or nous a fait passer le message du temps qui s’arrête. Moi, je voudrais vous faire passer la notion inverse. Parce que moi, quand je mange un chokotoff, il m’arrive juste le truc contraire de la nana de la pub. Le temps passe à tout vitesse. En un rien de temps, j’en ai mangé une dizaine et le paquet est vide alors que je viens à peine de l’ouvrir. Pourtant, c’est vrai, j’en conviens, le chokotoff est du genre dur sous la dent. Il provoque un bel afflux de salive qu’il s’agit de diriger judicieusement vers la glotte, surtout si l’on est en groupe car ça la fout mal, les postillons bruns. Le goût est inimitable (de chevet) c’est vrai. Il n’a d’égal que la fermeté de l’histoire. Quand je considère tout cela, je comprends mal comment je peux réussir à les manger à cette vitesse. A mon avis, j’en mange plusieurs à la fois. Je ne saurais dire, je n’ai plus toute ma tête à ces moments-là et de plus je m’entraîne régulièrement, ça aide !!
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